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industry2026-05-117 min de lecture

Dimension juridique des mentions "Contient / Peut contenir" sur les cartes

Quand utiliser "peut contenir des traces", quelle responsabilité crée une mention "sans", et à qui incombe la contamination croisée ?

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thMenu Team

thmenu.com

Combien coûte un procès au restaurant après qu'un client a mangé un gâteau "sans gluten" et a fini à l'hôpital ? Derrière chaque "contient / sans / peut contenir des traces" sur une carte se trouve une chaîne de responsabilité. Le règlement INCO (1169/2011) le régule strictement.

"Contient" : obligatoire et absolue

Si un allergène UE-14 est dans un plat, la déclaration "contient" est obligatoire. Cela inclut non seulement les ingrédients évidents comme "lait" mais aussi les opaques : caséine dans une sauce, farine de blé dans un bouillon.

L'omission expose à des amendes administratives (DGCCRF en France) et — plus dangereusement — à la responsabilité civile en cas de réaction.

"Sans" : engageant, charge de la preuve sur le restaurant

"Sans gluten", "vegan", "sans arachide" — dès que vous l'écrivez, cela devient une garantie. En cas de réaction, la charge de la preuve revient au restaurant : oui, des procédures de vérification existaient ; oui, certification fournisseur en main ; oui, isolation cuisine appliquée.

Si vous ne pouvez prouver "sans", ne l'affirmez pas. Utilisez plutôt : "Recette sans gluten, préparée dans une cuisine partagée." Honnête et juridiquement couvert.

"Peut contenir des traces" : étiquetage allergène précautionnel

"Peut contenir des traces" (PAL) est utilisé quand l'allergène n'est pas un ingrédient formel mais qu'un contact croisé est possible. Cela transfère l'acceptation du risque au client et donne au restaurant la position "nous avons averti".

L'usage excessif dévalue l'avertissement. Si "peut contenir arachide" apparaît sur chaque plat, les clients l'ignorent. Appliquer le PAL sélectivement.

Chaîne de responsabilité

Si un fournisseur étiquette mal, le restaurant peut se retourner contre lui — mais face au client, le restaurant reste défendeur principal. Archiver les certifications fournisseurs, traquer les numéros de lot, dater les modifications de menu sont essentiels.

Les systèmes numériques comme thMenu conservent l'historique : "à la date X, le produit Y était marqué allergène Z" — preuve cruciale en litige. Les cartes imprimées n'ont pas cette traçabilité.

Formule pratique

Lister chaque allergène présent + ajouter PAL en cas de risque réel + ne revendiquer "sans" que si prouvable. Ces trois principes équilibrent exposition juridique et confiance client.

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